Génèse d'un tarot...

Extrait d’une interview de Georges Colleuil dans la revue Soleil-Levant.

Quel est le point commun entre votre Tarot et l’esprit du Tarot en général, et quelles sont les différences avec le Tarot de Marseille par exemple ?

Notre récit raconte l’histoire d’une résistance. Notre Tarot de Marrakech, comme tous les tarots du monde, synthétise nos aspirations et notre vision du monde. Il souhaite rendre hommage à l’esprit du Tarot qui depuis des millénaires résistent à la confiscation de la connaissance. Le Tarot suit l’évolution des mentalités. Il est le témoin de son temps. Il interpelle les artistes depuis toujours. Salvador Dali, Niki de Saint Phalle, aujourd’hui Valadié. Il inspire les poètes, Breton, Nerval, Apollinaire, les écrivains, Italo Calvino, Swift, Jules Verne. Il sert de modèle aux constructeurs de cathédrales, de blason aux grandes familles italiennes de la Renaissance. Il constitue une grille de lecture philosophique, un grimoire alchimique. On l’utilise comme test de projection psychologique, outil de développement personnel, de méditation, de voyance, de coaching...

A la cour des Miracles comme dans les grottes secrètes d’Orient, il sert de carte d’identité aux sans-papiers.

Chaque Tarot, et il y en a des dizaines de milliers différents, met l’accent sur un aspect plutôt que sur un autre. Le « Marrakech » s’intéresse plus particulièrement aux mémoires oubliées qui continuent à vibrer en chacun d’entre nous, et surtout au caractère universel de ces mémoires.

Passionné par le Tarot et par le processus créatif, j’ai voulu créer un Tarot adapté au décodage symbolique des rêves. Du moins telle était mon intention à l’origine. Depuis, le Tarot de Marrakech a éclaté ses plafonds et élargi son application à tous les domaines de la connaissance. Je n’étais pas seul dans cette aventure. La rencontre du peintre Valadié fut le déclencheur. Ce peintre inspiré par les sensations très particulières de l’Orient et de l’Afrique me fit découvrir les mémoires humaines et spirituelles qui dorment dans la lumière. Je lui fis découvrir l’esprit du Tarot.

Notre tarot n’a pas la prétention d’être plus ancien que tous les tarots que nous connaissions… Il est nouveau, certes, mais le nouveau, c’est le retour de l’ancien… Un ancien qui a fait de la résistance et qui au cours des siècles a dû se métamorphoser en permanence pour échapper aux persécutions.

En nous inspirant d’une anecdote que les tarologues connaissent bien – la rencontre de sept sages au début du xiie siècle dans la cité de Fez au Maroc –, nous avons voyagé dans l’Histoire et dans l’imaginaire. Nous avons ainsi créé le Tarot de Marrakech, sans prétendre restaurer le Tarot originel, mais en donnant libre cours à une créativité inspirée.

Construire son avenir plutôt que le prédire !

Le Tarot de Marrakech n’est pas un jeu divinatoire. Il ne prétend pas prédire l’avenir, il propose de le construire. Il a été conçu de telle sorte qu’il s’adapte très précisément au travail de développement personnel, de connaissance de soi, voire de thérapie et de psychanalyse. Composé d’Archétypes très profonds il est particulièrement adapté au travail sur les rêves et aux processus créatifs. Il trouvera sa place également sur la table du thérapeute, de l’artiste, du coach.

Les auteurs

Georges Colleuil

Explorateur de mémoires...

Georges Colleuil

Georges Colleuil poursuit une quête étonnante. Depuis l'enfance, il se passionne pour de fabuleux trésors symboliques qui reposent dans d'étranges cavernes d'Ali Baba : la Mythologie, le Tarot, les nombres sacrés, les cristaux, l'Alchimie, les contes, etc.

Passionné de philosophie, de linguistique et de psychologie, il découvre au fil de ses multiples créations (notamment le Référentiel de Naissance) les empreintes orientales présentes en filigrane dans l'Ancien Tarot de Marseille.

Touché par l'oeuvre de Valadié, comme par la magie marocaine, il fait sienne la très ancienne pensée hermétique selon laquelle une image vaut dix mille mots. Il ressuscite alors avec son ami peintre l'invraisemblable origine archaïque du Tarot.■

Jean-Baptiste Valadié

Le peintre errant...

Jean-Baptiste Valadié

Jean-Baptiste Valadié parcourt inlassablement le monde à la recherche de nouvelles lumières.

Son oeuvre, appréciée dans le monde entier, est aux couleurs de ses voyages. Ses peintures, lithos ou sculptures ont connu notamment plusieurs périodes : africaine, mexicaine, asiatique... À chaque nouvelle toile ses paysages si féminins s'habillent ou se déshabillent de brumes subtiles, de voiles invisibles et d'horizons troublants.

Aujourd'hui son inspiration se révèle orientale.

Jean-Baptiste Valadié revivifie dans ses toiles les vieilles mémoires endormies du détroit de Gibraltar aux confins de l'Atlas. Les couleurs, la lumière et l'esprit des terres rouges marocaines l'enchantent. Ce coup de foudre pour le Maroc et sa rencontre avec Georges Colleuil le plongent dans l'ivresse de la création du Tarot de Marrakech.■

Le coffret de luxe

Marrakech – 11 décembre 1198 – 9 Safar 59512 ans après la fameuse conjonction de toutes les planètes en Balance.556 ans après l’incendie de la Grande bibliothèque d’Alexandrie.

Le ciel de Marrakech ne ressemble ce matin à aucun autre ciel, à aucun autre matin. Noir comme l’encre de la mer une nuit sans lune, mais brillant comme l’étincelle que projette la lame du cimeterre lorsqu’elle tutoie le soleil. Noir et brillant. « Le soleil et la lune seront-ils donc bientôt réunis ? » se demande le vieux peuple de Marrakech troublé par l’étrange phénomène.Brillant, le feu qui brûle les herbes sèches et ricoche sur les briques rouges ! Noire la fumée qui aspire les regards des passants et les escorte jusqu’aux cimes du ciel.

Une épaisse et pesante poussière noire qui contraste tant au pays des sables ocres, descend lentement et s’infiltre en chacun. Etouffante, accablante.

Les enfants de Marrakech, les yeux courbés par le chagrin mais levés vers le ciel, observent la pluie de cendre s’abattre doucement sur leur cité. Un ciel noirci de cendres chaudes et de mornes fumées qui, du cœur de la kasbah jusques aux contreforts de l’Atlas semble venir d’un autre temps.

A la cour des Miracles comme dans les grottes secrètes d’Orient, il sert de carte d’identité aux sans-papiers.

Chaque Tarot, et il y en a des dizaines de milliers différents, met l’accent sur un aspect plutôt que sur un autre. Le « Marrakech » s’intéresse plus particulièrement aux mémoires oubliées qui continuent à vibrer en chacun d’entre nous, et surtout au caractère universel de ces mémoires.

Passionné par le Tarot et par le processus créatif, j’ai voulu créer un Tarot adapté au décodage symbolique des rêves. Du moins telle était mon intention à l’origine. Depuis, le Tarot de Marrakech a éclaté ses plafonds et élargi son application à tous les domaines de la connaissance. Je n’étais pas seul dans cette aventure. La rencontre du peintre Valadié fut le déclencheur. Ce peintre inspiré par les sensations très particulières de l’Orient et de l’Afrique me fit découvrir les mémoires humaines et spirituelles qui dorment dans la lumière. Je lui fis découvrir l’esprit du Tarot.

Notre tarot n’a pas la prétention d’être plus ancien que tous les tarots que nous connaissions… Il est nouveau, certes, mais le nouveau, c’est le retour de l’ancien… Un ancien qui a fait de la résistance et qui au cours des siècles a dû se métamorphoser en permanence pour échapper aux persécutions.

Les 79 arcanes du tarot de Marrakech

Tous les connaisseurs savent que le tarot est composé de 78 Arcanes, 22 Arcanes majeurs et 56 Arcanes mineurs. Alors pourquoi le Tarot de Marrakech est-il composé de 79 Arcanes ? Il est dit dans la sagesse alchimique que celui qui veut réaliser en lui l’or spirituel doit gravir les 78 portes de la connaissance. Ce nombre fait bien sûr référence au Tarot. Or, au XIXe siècle, un chimiste russe, Mendeleïev, classa les atomes en fonction de leur poids atomique (c'est-à-dire en fonction du nombre de protons que contenait chaque noyau atomique.) Ainsi l’hydrogène contient 1 atome, le Carbone en a 6, le fer 26 et l’or…79 ! Au-delà de la soixante-dix-huitième porte : l’or ! qui étonnamment a la valeur 79.

En réfléchissant au sens précis du mot symbole, qui est à l’origine un objet coupé en deux dont deux personnes ont conservé une moitié comme signe de reconnaissance, les auteurs ont imaginé que l’Arcane le plus énigmatique du Tarot, le Mejnoun ( qui correspond au Mat de l’ancien Tarot de Marseille) avait lui-même à l’origine était coupé en deux. On connait des chroniques historiques qui relatent qu’au moyen âge, lorsqu’une mère abandonnait son enfant, elle mettait à ses côtés une demie carte à jouer, gardant l’autre moitié. Un jour viendrait peut être où l’enfant souhaitant retrouver sa mère chercherait la propriétaire de l’autre morceau de carte ! On est loin des «accouchements sous X» !

Le Mejnoun est donc coupé en deux parties, ce qui constitue un caractère inédit au Tarot, propre au Tarot de Marrakech.
Bien sûr lorsque dans un tirage les deux demi Mejnouns sont tirés dans le même protocole,
cela suppose une réussite exceptionnelle dans le projet du consultant. Une forme d’unité retrouvée.

Les tirages

Le jeu de l'absent

Le consultant a perdu ses repères. Il a besoin d’aide à l’orientation, il lui est nécessaire maintenant de comprendre le sens de sa vie, de se trouver une mission.Ce tirage répond à la question : « Que dois-je faire ? Que puis-je faire ? »

Protocole : Un tirage pyramide.

  • Les bases constituent les acquis, les expériences positives et négatives sur lesquelles on peut toujours s’appuyer. Les trois premières cartes sont obtenues par tirages aléatoires. Ces trois cartes représentent aussi un parcours de vie que l’on peut diviser en trois périodes en fonction de son âge. Si, par exemple, on a 30 ans, cela donnera trois périodes de 10 ans, pour 40 ans on aura 3 périodes d’à peu près 13 ans, etc. Mais les périodes peuvent aussi ne pas être d’égale durée. Cela dépendra du vécu du consultant.
  • La somme de la valeur numérique de la lame 1 et de celle de la lame 2 représente une première voie possible.
  • La somme de la valeur numérique de la lame 2 et de celle de la lame 3 représente une autre voie possible.

Si le nombre obtenu est supérieur à 22, appliquer le principe de la réduction.

On placera les deux arcanes correspondants au-dessus des trois premiers.

  • Le résultat de la somme des valeurs numériques de ces deux lames symbolise le but à atteindre et l’on placera l’Arcane correspondant au sommet de la pyramide.

Ainsi on pourrait dire : À l’aide des expériences de vie qui m’ont donné les bases et les points d’appui symbolisés par les trois premières cartes, je peux emprunter l’une ou l’autre voie possible (ou les deux) symbolisées par les deux cartes qui suivent, et cela me permettra d’atteindre le but représenté par la lame figurant au sommet de la pyramide.

Retour